Bien que la France soit de nouveau en période de confinement, les taux de crédit immobilier continuent leur baisse, qui est amorcée depuis le mois dernier. Les conditions semblent donc favorables pour les emprunteurs qui souhaitent finaliser leur projet d’acquisition immobilière grâce à l’obtention d’un prêt immobilier.

Les taux de crédit immobilier face au confinement

Depuis le 30 octobre, le deuxième confinement a été mis en vigueur en France, pour une durée minimum de 4 semaines. Toutefois, les taux de crédit immobilier semblent véritablement résister au confinement. Pour le mois dernier, les taux avaient d’ores et déjà baissé et ils continuent dans cette tendance pour la fin de l’année.

En effet, face au reconfinement, les taux de crédit immobilier restent très bas et continuent de chuter. La chute des taux de prêt immobilier avait déjà été largement établie pour le mois de septembre ainsi que pour le mois d’octobre.

Pendant la période du second confinement, les banques continuent d’analyser les demandes de prêt immobilier. Les taux d’intérêt restent très attractifs, mais les délais sont plus longs. À savoir que, généralement, l’offre de prêt vous est remise par voie postale et est valable 30 jours, ensuite vous avez un délai de réflexion incompressible de 10 jours minimum pour accepter l’offre. Par ailleurs, on constate un délai de traitement des dossiers plus long.

Des conditions d’octroi de prêts immobiliers favorables pour soutenir la demande

Il est vrai que pour faire face à la crise sanitaire et économique actuelle, les organismes bancaires adaptent leurs conditions comme les taux afin de soutenir la demande. Pour cette fin d’année, les conditions d’octroi de crédits immobiliers ont véritablement changé.

Les taux de crédit immobilier ne cessent de chuter et la durée moyenne des prêts a atteint un record historique pour le mois d’octobre. En effet, la durée moyenne s’est allongée à 235 mois, soit 19 ans et 7 mois, contre 230 mois en septembre. Cela fait depuis le mois de mars que la durée moyenne des prêts immobiliers s’allonge. En effet, sur une durée de 4 mois, la moyenne a augmenté d’environ 7 mois.

Toutefois, sur le marché de l’accession, près de 50,6 % des prêts ont une durée inférieure ou égale à 20 ans et 48,6 % sur une durée de 20 ans à 25 ans. Seulement 0,8 % des crédits accordés ont une durée supérieure à 25 ans.

Le Haut conseil de stabilité financière avait recommandé d’être plus strict

En revanche, ces conditions favorables paraissent relativement étonnantes dans la mesure où le Haut conseil de stabilité financière avait recommandé d’appliquer des mesures plus strictes en matière d’octroi de prêts, fin 2019. La recommandation faite aux organismes bancaires ne semble pas avoir totalement  été mise en place étant donné que la durée et les taux deviennent de plus en plus favorables pour les emprunteurs. Toutefois, pour lutter contre la baisse du nombre d’emprunteurs, les banques se doivent de soutenir la demande en adaptant leurs conditions.

Des conditions attractives mais les conditions d’octroi sont durcies

Bien que les taux de crédit immobilier baissent et restent attractifs, il devient de plus en plus difficile de contracter un crédit immobilier pour les emprunteurs les plus modestes. En effet, dû à la crise sanitaire et aux recommandations des autorités financières, les conditions d’octroi ont été durcies.

Face à ce phénomène, le coût des opérations financées a augmenté de près de 4,8 % sur les 9 premiers mois de 2020. En parallèle, le revenu des personnes qui ont accès au crédit a augmenté d’environ 2,8 % et le niveau de leur apport personnel de 7,9 %.

Pour le troisième trimestre 2020, les organismes bancaires ont baissé le nombre total de crédits immobiliers de plus de 8 %, par rapport à la même période de l’année précédente. Par ailleurs, ce sont les moins aisés qui en font les frais et surtout les primo-accédants.

Les conditions d’emprunt pour un prêt immobilier

En général, les conditions majeures pour obtenir un prêt immobilier sont  identiques pour toutes les banques, seuls les taux varient. Les conditions pour obtenir un crédit s’articulent autour de la stabilité financière, des antécédents de santé, de la capacité d’emprunt, la durée du prêt ainsi que le profil emprunteur.

Pour évaluer votre situation financière, la banque va analyser la totalité de vos sources de revenus. Pour cela, l’organisme prêteur accordera une attention particulière à votre apport personnel, votre « reste à vivre » ainsi qu’au taux d’endettement.

L’apport personnel

Aujourd’hui, pour obtenir un prêt immobilier, une banque demande au moins 10 % d’apport personnel. Ce montant correspond aux frais qui sont entraînés par l’acquisition d’un bien immobilier comme les frais de notaire. Plus votre apport sera conséquent et plus la banque sera apte à accorder un financement avantageux.

Le taux d’endettement

Une fois que la banque aura analysé l’ensemble des sources de revenus, elle s’intéressera à votre endettement. Pour évaluer ce taux, les éléments qui sont pris en compte sont les loyers, les prêts en cours ainsi que les assurances.

Le taux d’endettement ne doit pas excéder 33 % des revenus mensuels. En effet, depuis janvier 2020, le Haut conseil de stabilité financière a exigé que le taux maximum d’endettement soit de 33 %.

Le reste à vivre

L’organisme prêteur va aussi évaluer le reste à vivre qui correspond aux fonds dont disposent les acquéreurs chaque mois après le règlement de toutes leurs charges. Le reste à vivre doit permettre de faire face à toutes les charges courantes comme les impôts, l’alimentation…

Les autres impacts du confinement sur le secteur de l’immobilier

Le secteur de l’immobilier profite de l’expérience du premier confinement pour mieux gérer le reconfinement actuel. Effectivement, les acteurs du marché ont mis en  place des services 100 % digitaux pour assurer la continuité de leur activité.

Les agences immobilières proposent même des visites virtuelles pour répondre au problème de l’interdiction de sortie. La période de confinement permet au secteur de l’immobilier d’installer, au sein de leur processus, les outils digitaux afin de diversifier leurs services grâce aux nouvelles technologies.

 

 

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